Les parasites susmentionnés ne réussiront pas à rogner notre enthousiasme. Nous redécollons d’Almeria en direction de Malaga, et côtoyons de larges plaines où la nature a revêtu son blanc manteau hivernal. Palsambleu, mais non! Ce sont en réalité d’intensives cultures qui nous permettent de voir à quoi serre le sud de l’Espagne.
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Le passage de Gibraltar est un moment de forte émotion à bord. Le Rocher nous apparaît coiffé de quelques nuages. Le contrôleur anglais – et subséquemment flegmatique – nous autorise aimablement à survoler the Airport of Gibraltar. « Pas plus bas que 500 ft, please, car la route est ouverte. » Virage à gauche, « évitez le survol du port, please », et nos yeux écarquillés dévorent avidement ce dernier morceau d’Europe.
Quelques nautiques plus au Sud nous attend en effet l’Espagne. Plus précisément Ceuta, sa succursale africaine. L’émotion se prolonge; nous sommes en Afrique, les amis! Quelques nuages bas nous obligent à pousser les gaz et à tirer le manche (que nous avons traversée, à deux erreurs d’orthographe et de géographie près). Puis, rapidement, nous passons la frontière marocaine. Cette fois c’est sûr: nous y sommes.
A cette saison, le nord de l’Afrique que nous attendions relativement vert s’avère déjà relativement sec. Nous quittons les côtes pour nous enfoncer quasiment plein sud en direction de Fes, dont l’aéroport nous accueille Royalement avec des pâtisseries et de l’eau fraîche. Les Marocains savent honorer leur tradition de l’accueil. Salamalekum, et choukrane!