Category: Raid

Articles sur le Raid

Recent Posts

Le 7 octobre, on quitte définitivement le continent africain… départ de Tetouan au Maroc, pour rejoindre Almeria, Castellon, Lezignan, Grenoble-Isère pour enfin arriver à Lausanne sous un temps gris et froid…. On est passé des 36°C de Marrakech au moins de 10°C de Lausanne… c’est dur dur…. sans compter la fatigue de cette aventure… il va falloir quelques jours pour s’en remettre.

Ce dimanche les 5 pilotes du PBK se sont retrouvés pour un grand nettoyage en profondeur et essayer d’extirper un maximum de sable de l’avion!

Voici des photos de ces 3 derniers jours de retour.

retour001TetouanGibraltar passageEstepona côte espagnoleAlmeria et les pleins sont faitsCôte espagnoleBenidorm et ses immeubles monstrueuxCastellon de la PlanaArrivée à LausanneFait pas chaud avant de poserLe grand nettoyage du HB-PBK devant le hangar 6 de LSGL

Notre journée du 6 septembre était simplement prévue avec un vol Agadir-Rabat….
Mais le Roi en a décidé autrement, car il a subitement pensé qu’il irait faire aussi un petit tour par Rabat avec son Jet privé et il a donc fait fermer l’Aéroport pour ne pas être gêné par la foule…
DONC nous avons dû changer les plans, et se rabattre sur Marrakech et passer ensuite la nuit à Tetouan.
QUELLE Chance pour nous, car Marrakech est une destination dont nous rêvions tous… et nous y voilà pour qq heures et avons pu discuter et lier de bons contact avec l’Aéroclub Royal de Marrakech!

Les vols à travers l’Atlas et le nord du Maroc étaient encore une fois effectués au dessus de paysages absolument sublimes de couleurs!

dsc04323

dsc04345MarocMarocMaroc

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Tout d’abord, l’équipe du PBK Impulse s’excuse du léger relâchement constaté en terme de publication d’articles. Vous avez été plusieurs à nous demander si tout allait bien. En effet, depuis le départ de Essaouira les connexions wifi sont précaires et ne nous permettent pas réellement de publier autant d’articles que nous le souhaitons (et encore moins les photos ad hoc…)

Dakhla est le dernier terrain Marocain avant la Mauritanie et le Sénégal. Nous prévoyons un trajet long et fatiguant afin de rallier Dakar le soir même. La Mauritanie est effectivement un pays moyennement accueillant pour nous autres les braves petits pilotes privés. Pour des raisons technique nous allons quand même faire une escale à Nouakchott, capitale du dit pays. Le départ de Dakhla est retardé pour des raisons évidentes de météo. Une couche de stratus compacte à 600ft est présente sur la zone et les instructions Marocaines sont strictes; Il faut minimum 1500ft de plafond pour pouvoir partir. Après plusieurs heures d’attente la couche se déchire gentiment, nous laissant croire à un départ imminent. C’était sans compter sur le contrôleur TWR, quelque peu zêlé, qui continue de publier des METAR avec la notion broken 600ft… Finalement nous pouvons partir avec un retard critique (vous verrez pourquoi) d’environ 3 heures.

La navigation doit être précise, et le passage de la frontière Maroco-Mauritanienne doit être fait au dessus d’un checkpoint dont nous avons reçu les coordonnées lors du briefing du matin. Il parait que les soldats veulent nous suivre à la jumelle (mouais… j’ai quand même un doute). Mais bon, nous nous plions au jeu et survolons le point qui se trouve en zone minée avec exactitude (si si, faut pas avoir une panne moteur ici). Après le passage de cette zone, nous rejoignons gentiment la côte et procédons de manière identique au vol précédent, soit un survol côtier à basse altitude avec la musique à fond dans l’intercom. Nous avons pu constaté que les QNH donnés par le contrôle aérien était souvent inexactes 🙂 (quand on vole au niveau de la mer, notre altimètre qui est réglé sur le QNH devrait nous indiquer 0m, et là ce n’était pas le cas) Mais bon, faut pas trop le leur dire. Mis à part ce détail, nous avançons dans notre vol et contemplons la faune et la flore avec beaucoup d’attention.

Après environ 2h50 de vol, nous arrivons à Nouakchott où nous sommes accueillis par les autorités et la télévision nationale.

Après avoir refuellé nos machines, nous décollons en direction de Dakar. Notre heure d’arrivée prévue est à 18h31, soit 29 minutes avant la nuit. Le retard pris à Nouakchott va impliquer que plusieurs équipages devrons se poser sur l’aéroport international de Dakar en night VFR. Quelle chance!

Cette fois ça y est, nous sommes arrivés au point le plus au sud de notre aventure après 22 heures de vol.

Prise en sandwich entre une dune et un nuage, la forme caractéristique de la péninsule ibérique se découpe, en jaune sur fond bleu. Au premier plan, près d’un palmier, un bédouin semble implorer un aéronef biplan, flanqué de cocardes tricolores, surgissant du ciel à vive allure. Dans ce décor aux couleurs saturées, la côte méditerranéenne est soulignée d’un ruban rouge vif qui unit Toulouse à Casablanca, passant par Barcelone, Gibraltar, Tánger ou Rabat, autant de lieux aux noms évocateurs.

Je me revois aux premières heures de ma formation de pilote, coi devant cette affiche suspendue dans le club-house d’AéroFormation, rêvant d’aventures et d’immensités désertiques, me promettant de rejoindre par les airs, un jour, cet autre continent. Une décennie plus tard, répondant à l’appel d’un groupe hétéroclite de mammifères migrateurs, c’est en avion de ligne que je franchis (enfin !) les quelques miles nautiques qui séparent mes proches et mon quotidien de cet Ailleurs fait de vent, de pression d’huile et d’Inconnu, pour convoyer sur le retour un HB-PBK bigarré parti bien loin. Ce trajet assisté, frustrant de prime abord, je le découvre suffisamment long pour mesurer le chemin parcouru.

Horaires, hôtesses, contrôles de « sécurité », plateaux « repas », media-centers… Il y a 100 ans bientôt, couvrir cette distance demandait certes plus de temps, mais surtout quelques aptitudes et certaines dispositions ! C’est un brin cynique donc que j’imagine les Pionniers, visages maculés de projections d’huile, interloqués par le spectacle affligeant de ces touristes en gougounes qui, au fil des ans, ont progressivement remplacé les sacs postaux dans les soutes d’aérodynes hypertrophiés. Ont-ils jamais envisagé, dans leur vie qu’on voudrait volontiers dangereuses et solitaires, combien le monde allait changer dans leur traînée ? Qu’il en fallait du courage, de l’audace, de l’insolence même, au sortir d’une Guerre Mondiale pour imaginer et croire que des morceaux de bois entoilés allaient relier les Hommes…

Partir sur leurs traces, même dans le confort de cette cabine pressurisée, c’est honorer tout cela. Je le comprends à présent.

 »Le vol PBK impulse à destination de tarfaya est retardé pour cause météo » Chouette… Les rentrées maritimes ont eu raison de notre vol. Enfin pour l’instant.. Brouillard persistant et visibilité horizontale proche des 300m. Mais bon soit.

(Pour les connaisseurs, le cocotier au dernier plan est en fait une BTS GSM. Au Maroc, les antennes se fondent dans le paysage).

La navigation du jour nous amènera jusqu’à Tarfaya. Piste ô combien mythique qu’il est inutile de chercher sur les cartes, car vous ne la trouverez pas! Cette piste est préparée puis ouverte exceptionnellement deux fois par année pour le Raid. Nous poserons en plein Sahara et à même le sable.

Inch’allah, nous décollerons quand même dans la matinée et feront alors partie des 1500 pilotes à avoir foulé les  »installations » de Tarfaya.

Plus d’informations à notre arrivée pour autant qu’un accès internet existe.

Tschüss!

Voici le trajet du vol du jour du 28 septembre, si le départ à bien lieu :

Enregistrer

Enregistrer

Plus nous allons vers le sud plus les paysages semblent incroyables… le vol côtier de Casablanca à Essaouira a confirmé cette impression. En volant au dessus de la plage entre 600 et 800 pieds, en volant parfois un peu plus sur la mer ou plus sur les terres, on n’a pu que s’extasier pendant les plus de 2 heures de vols où Denis était aux commandes. La brume de mer jouant à cacher certaines parties de côte renforçait encore un peu les sensations de découvrir un pays mystérieux et très sauvage.

Grande mosquée de CasablancaNos premiers flamands roses

Salines au bord de merSalines côtièrespat_27sept_1852-6Dunes au nord d'EssaouiraEssaouira, ville fortifiéeEssaouiraApproche sur Essouira GGMI

Enregistrer

Enregistrer

Essaouira, petit village de pêcheurs niché au 31ème parallèle nord sur la côte ouest africaine. Nous venons à peine d’y arriver que déjà nous partons à la recherche d’activités pour l’après-midi. Après un repas constitué de poisson frais que nous avons consommé au port, nous arpentons les rues de l’ancienne médina ainsi que les traditionnels souks, plus par curiosité que par intérêt je dois l’admettre. Entre échoppes et terrasses, nous nous faisons alpaguer par des commerçants vraisemblablement au chômage technique qui sont tous désireux de nous revendre le moindre petit bibelot en guise de souvenir.

dsc02812-copiepat_27sept_essa02827Après avoir accompli notre marche digestive, nous décidons (d’un commun accord) de poursuivre notre après-midi sur une note des plus …comment dire?… écologique. Direction le sud d’Essaouira pour une sortie en quad sur les dunes le long de la plage.

C’est hilares que nous prenons possession de nos Yamaha 350cc sous la supervision de notre guide. Après distribution des charlottes de protection et des casques ad hoc, nous voilà fin prêts pour une heure d’excursion.

pat_27sept_essa02858Le parcours commence par une petite  »marche d’accoutumance » avant de s’enfoncer dans la forêt sablonneuse du bord de mer. Rapidement, chacun prend confiance en la machine et l’allure s’accroît considérablement (ouais…, et même que le guide il arrivait plus à nous semer parce qu’on lui collait grave aux fesses).pat_27sept_essa02866

Le décor se dégage et nous voilà à  »fond les manoilles »  sur le bord de plage. Entre passage de dunes et drift dans le sable, l’ambiance monte de plus en plus. Comme disait l’autre :  »C’est trop beau quand le quad il chasse du cul… » C’était vrai jusqu’au moment où le pilote se fit chasser son propre cul du quad… (et le quad renversé par la même occasion, mais heureusement c’était à basse vitesse).

Après la remise sur pattes de la machine et l’incontournable blâme, l’expédition reprend avec un retour vers le point de départ. A partir de ce moment c’est la course durant dix bonnes minutes (avec vent de face) le long du bord de mer! L’expédition se termine par le passage à travers un ancien fort portugais désormais abandonné. C’est avec les dents pleines de sable que nous rendons nos machines et prenons congé de Hussain, notre guide!pat_27sept_essa02847

Il est 1h30, mon esprit est aussi brumeux que l’iode qui recouvre Essaouira. Voilà une ville fantastique. Vol, visite, quad, repas, sortie. Le groupe se forme, il est très chouette. L’aérien pour relier les hommes, je n’y avais jamais vraiment cru mais ici, l’adage se révèle. Les pionniers de la Ligne faisaient la fête, buvaient plus que de raison et mordaient la vie à pleines dents avant que, pour beaucoup, la Ligne ne la leur enlève. Nous sommes moins exposés et par conséquent plus raisonnables. Mais l’esprit y est. 

Demain la brume se lèvera sur la côte et dans nos têtes et nous pourrons reprendre la route vers Tarfaya. 

En attendant bonne nuit à tous. 
PS: Patrick a pris 500 photos aujourd’hui. Le tri va prendre un peu de temps!

Les parasites susmentionnés ne réussiront pas à rogner notre enthousiasme. Nous redécollons d’Almeria en direction de Malaga, et côtoyons de larges plaines où la nature a revêtu son blanc manteau hivernal. Palsambleu, mais non! Ce sont en réalité d’intensives cultures qui nous permettent de voir à quoi serre le sud de l’Espagne.


Le passage de Gibraltar est un moment de forte émotion à bord. Le Rocher nous apparaît coiffé de quelques nuages. Le contrôleur anglais – et subséquemment flegmatique – nous autorise aimablement à survoler the Airport of Gibraltar. « Pas plus bas que 500 ft, please, car la route est ouverte. » Virage à gauche, « évitez le survol du port, please », et nos yeux écarquillés dévorent avidement ce dernier morceau d’Europe.

Quelques nautiques plus au Sud nous attend en effet l’Espagne. Plus précisément Ceuta, sa succursale africaine. L’émotion se prolonge; nous sommes en Afrique, les amis! Quelques nuages bas nous obligent à pousser les gaz et à tirer le manche (que nous avons traversée, à deux erreurs d’orthographe et de géographie près). Puis, rapidement, nous passons la frontière marocaine. Cette fois c’est sûr: nous y sommes.

A cette saison, le nord de l’Afrique que nous attendions relativement vert s’avère déjà relativement sec. Nous quittons les côtes pour nous enfoncer quasiment plein sud en direction de Fes, dont l’aéroport nous accueille Royalement avec des pâtisseries et de l’eau fraîche. Les Marocains savent honorer leur tradition de l’accueil. Salamalekum, et choukrane!

Enregistrer

Aujourd’hui, dans un souci d’équité, les équipages les plus lents sont autorisés à partir en premier. C’est donc avec patience que nous regardons nos collègues partir avec une cadence des plus régulières, au rythme de l’avion toutes les 3 minutes.

Nous avons au menu une petite navigation de 130 NM entre Fes et Casablanca Tit Melil qui nous séduit par sa simplicité. La croisière est prévue selon les itinéraires VFR officiels du Maroc, nous laissant ainsi peu de marge de manoeuvre pour « visiter » les plaines   désertiques de la région.

campagne-fes-casaAprès avoir été lâchés par Fes Tower, nous ne tardons pas à rattraper un équipage allié évoluant dans un Cessna 172, 1500 pieds en-dessous de nous. Nous leur proposons sans hésiter de faire un vol en formation et, une orbite plus tard, nous voilà dans leur sillage.

Quelques dizaines de photos plus tard, nous mettons les gaz et nous séparons du F-BVSA.Cessna SAimg_0065.jpg

L’arrivée vers Casa se précise et nous réglons la radio sur Casa radar pour coordonner l’entrée dans leur TMA. La contrôleuse semble un tantinet stressée. Un stress tout à fait légitime puisqu’elle gère sept arrivées IFR en même temps que la vingtaine d’appareils du Raid. Il faut admettre que, contrairement aux contrôleurs français et espagnols qui ont fermé le service d’information de vol à deux reprises, les Marocains n’ont encore jamais failli lors de l’arrivée des avions du Raid.

L’arrivée à Tit Melil se fait sans encombre vers 11h locale et nous sommes accueillis par la direction de l’aéroport avec un apéritif composé de thé à la mente et de pâtisseries diverses.CasablancaAprès le traditionnel contrôle des passeports de la gendarmerie marocaine, nous sautons dans un minibus pour rejoindre notre hôtel.

Nous prenons possession de nos chambres, puis décidons de partir explorer les rues de Casablanca. Nous trouvons rapidement un chauffeur de « grand taxi » (Au Maroc, les grands taxis sont autorisés à prendre quatre passagers, par opposition aux petits taxis qui ne peuvent en prendre que trois) qui se propose de nous accompagner durant l’après-midi. Au terme d’une rapide négociation, nous tombons d’accord sur un prix et nous voilà en route pour Habbous (un quartier proche du palais royal et des souks) afin de nous restaurer. Il faut préciser que notre monture du moment n’est autre qu’une vieille Mercedes ayant au minimum 870’000 km (le compteur s’est arrêté, mais inch’allah elle va encore bien …).


Après concertation avec notre chauffeur/guide, nous nous attablons sur une terrasse d’un restaurant proposant des grillades. Le principe est d’aller acheter sa viande chez un boucher de la place puis de la faire préparer par le cuisinier du restaurant. Dans notre cas, c’est le serveur qui se charge de nous acheter un mix de viande. Ce délicieux repas se consomme de manière traditionnelle, à savoir avec la main droite et un peu de pain siouplé.dsc02548dsc02545a-copie dsc02584-copieUne fois rassasiés, nous partons à pied pour faire un tour dans les souks non loin de là.
Après quelques achats « souvenirs » et la visite d’une pâtisserie traditionnelle (la plus réputée dans son genre), nous reprenons la route pour la grande mosquée de Casablanca.dsc02627a-copie

Enregistrer