Aujourd’hui, dans un souci d’équité, les équipages les plus lents sont autorisés à partir en premier. C’est donc avec patience que nous regardons nos collègues partir avec une cadence des plus régulières, au rythme de l’avion toutes les 3 minutes.
Nous avons au menu une petite navigation de 130 NM entre Fes et Casablanca Tit Melil qui nous séduit par sa simplicité. La croisière est prévue selon les itinéraires VFR officiels du Maroc, nous laissant ainsi peu de marge de manoeuvre pour « visiter » les plaines désertiques de la région.
Après avoir été lâchés par Fes Tower, nous ne tardons pas à rattraper un équipage allié évoluant dans un Cessna 172, 1500 pieds en-dessous de nous. Nous leur proposons sans hésiter de faire un vol en formation et, une orbite plus tard, nous voilà dans leur sillage.
Quelques dizaines de photos plus tard, nous mettons les gaz et nous séparons du F-BVSA.

L’arrivée vers Casa se précise et nous réglons la radio sur Casa radar pour coordonner l’entrée dans leur TMA. La contrôleuse semble un tantinet stressée. Un stress tout à fait légitime puisqu’elle gère sept arrivées IFR en même temps que la vingtaine d’appareils du Raid. Il faut admettre que, contrairement aux contrôleurs français et espagnols qui ont fermé le service d’information de vol à deux reprises, les Marocains n’ont encore jamais failli lors de l’arrivée des avions du Raid.
L’arrivée à Tit Melil se fait sans encombre vers 11h locale et nous sommes accueillis par la direction de l’aéroport avec un apéritif composé de thé à la mente et de pâtisseries diverses.
Après le traditionnel contrôle des passeports de la gendarmerie marocaine, nous sautons dans un minibus pour rejoindre notre hôtel.
Nous prenons possession de nos chambres, puis décidons de partir explorer les rues de Casablanca. Nous trouvons rapidement un chauffeur de « grand taxi » (Au Maroc, les grands taxis sont autorisés à prendre quatre passagers, par opposition aux petits taxis qui ne peuvent en prendre que trois) qui se propose de nous accompagner durant l’après-midi. Au terme d’une rapide négociation, nous tombons d’accord sur un prix et nous voilà en route pour Habbous (un quartier proche du palais royal et des souks) afin de nous restaurer. Il faut préciser que notre monture du moment n’est autre qu’une vieille Mercedes ayant au minimum 870’000 km (le compteur s’est arrêté, mais inch’allah elle va encore bien …).

Après concertation avec notre chauffeur/guide, nous nous attablons sur une terrasse d’un restaurant proposant des grillades. Le principe est d’aller acheter sa viande chez un boucher de la place puis de la faire préparer par le cuisinier du restaurant. Dans notre cas, c’est le serveur qui se charge de nous acheter un mix de viande. Ce délicieux repas se consomme de manière traditionnelle, à savoir avec la main droite et un peu de pain siouplé.
Une fois rassasiés, nous partons à pied pour faire un tour dans les souks non loin de là.
Après quelques achats « souvenirs » et la visite d’une pâtisserie traditionnelle (la plus réputée dans son genre), nous reprenons la route pour la grande mosquée de Casablanca.