Tout d’abord, l’équipe du PBK Impulse s’excuse du léger relâchement constaté en terme de publication d’articles. Vous avez été plusieurs à nous demander si tout allait bien. En effet, depuis le départ de Essaouira les connexions wifi sont précaires et ne nous permettent pas réellement de publier autant d’articles que nous le souhaitons (et encore moins les photos ad hoc…)
Dakhla est le dernier terrain Marocain avant la Mauritanie et le Sénégal. Nous prévoyons un trajet long et fatiguant afin de rallier Dakar le soir même. La Mauritanie est effectivement un pays moyennement accueillant pour nous autres les braves petits pilotes privés. Pour des raisons technique nous allons quand même faire une escale à Nouakchott, capitale du dit pays. Le départ de Dakhla est retardé pour des raisons évidentes de météo. Une couche de stratus compacte à 600ft est présente sur la zone et les instructions Marocaines sont strictes; Il faut minimum 1500ft de plafond pour pouvoir partir. Après plusieurs heures d’attente la couche se déchire gentiment, nous laissant croire à un départ imminent. C’était sans compter sur le contrôleur TWR, quelque peu zêlé, qui continue de publier des METAR avec la notion broken 600ft… Finalement nous pouvons partir avec un retard critique (vous verrez pourquoi) d’environ 3 heures.
La navigation doit être précise, et le passage de la frontière Maroco-Mauritanienne doit être fait au dessus d’un checkpoint dont nous avons reçu les coordonnées lors du briefing du matin. Il parait que les soldats veulent nous suivre à la jumelle (mouais… j’ai quand même un doute). Mais bon, nous nous plions au jeu et survolons le point qui se trouve en zone minée avec exactitude (si si, faut pas avoir une panne moteur ici). Après le passage de cette zone, nous rejoignons gentiment la côte et procédons de manière identique au vol précédent, soit un survol côtier à basse altitude avec la musique à fond dans l’intercom. Nous avons pu constaté que les QNH donnés par le contrôle aérien était souvent inexactes 🙂 (quand on vole au niveau de la mer, notre altimètre qui est réglé sur le QNH devrait nous indiquer 0m, et là ce n’était pas le cas) Mais bon, faut pas trop le leur dire. Mis à part ce détail, nous avançons dans notre vol et contemplons la faune et la flore avec beaucoup d’attention.
Après environ 2h50 de vol, nous arrivons à Nouakchott où nous sommes accueillis par les autorités et la télévision nationale.
Après avoir refuellé nos machines, nous décollons en direction de Dakar. Notre heure d’arrivée prévue est à 18h31, soit 29 minutes avant la nuit. Le retard pris à Nouakchott va impliquer que plusieurs équipages devrons se poser sur l’aéroport international de Dakar en night VFR. Quelle chance!
Cette fois ça y est, nous sommes arrivés au point le plus au sud de notre aventure après 22 heures de vol.